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biographie

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Si vous êtes ici, c'est que vous voulez en savoir plus sur moi. Afin de contenter tous les lecteurs, je vous ai donc concocté deux biographies.

La première est pour les pressés, en bas de ce cadre et est très succincte.

La deuxième est bien plus longue et n'est pas conventionnelle. Elle retrace dans les grandes lignes le chemin qui m'a amené là où je suis actuellement. Contrairement à ce que la longueur de cette biographie laisse supposer, je n'ai dévoilé qu'une petite partie de mon cheminement, sans les détails, et vous comprendrez que vu sa longueur, c'est une bonne chose ! Enfin, vu les sujets parfois sensibles que j'y ai abordés, je me suis permise d'y ajouter des émoticônes ; ils me permettent de dédramatiser tout en donnant un rythme.

Petite bio éclaire : je suis née le 15 décembre 1981 à Dijon, du groupe AB+, signe zodiaque Sagittaire et chinois Coq. Je joue du violon, dessine et écrits. Mon diplôme le plus élevé est une licence en informatique. J'ai quo-créé les associations ADMA et Manga-Team à Dijon. Après une trentaine d'expériences professionnelles et 17 déménagements, ces 17 dernières années, je suis actuellement au chômage. Mon projet actuel est de créer mon activité professionnelle dans laquelle je pourrai reprendre mes travaux dans l'écriture, l'illustration et le manga entre autres.

portrait

Si vous vous effrayez de me voir commencer cette biographie au biberon, vous comprendrez que ça a toute son importance.

Mon parcours est atypique. À 9 ans, ma mère m'a inscrite à des cours de violon. À 10 ans, j'ai commencé à dessiner et à 11 ans, je savais que c'était ce que je voulais faire plus tard ; à 12 ans, je me suis mise à écrire et ma conviction de vouloir en faire mon métier a grandi gif

 

Scolairement parlant, j'étais un cancre de bonne volonté. J'ai redoublé deux classes et en ai sautée une en arrière (si si, c'est possible !). Du CP au BAC, malgré tous mes efforts, j'ai toujours été avant-dernière de la classe, car le dernier faisait exprès, je précise gif À partir du collège, je n'ai pas arrêté de me chercher. Au lycée, rien n'avait changé : une seconde en économie, suivie d'une première en scientifique et d'une terminale en littéraire ; rien ne semblait me convenir et je perdais patience de pouvoir enfin sortir de là pour entrer dans la vie active. Mes projets de dessin, d'écriture et bientôt de manga avaient pris durant ces années de plus en plus de place dans ma vie et je savais que je voulais passer ma vie à les continuer. À 19 ans, trois mois avant le BAC, voyant bien que je n'allais nulle part, j'ai prié ma mère de me laisser quitter le lycée afin de prendre le temps de rechercher un avenir concrètement, car les organismes d'orientation et les lieux de recherche n'ouvraient pas en-dehors des horaires scolaires et je n'avais pas eu/pris le temps de faire assez de recherches pour trouver mon bonheur. Enfin, cette année-là, je passais tout mon temps libre jusque tard dans la nuit pour continuer mes projets artistiques, et les jours de lycée, c'était compliqué. Je dormais sur les cours de philo entre autres... gif pardon professeur !

 

Ces trois mois furent donc pour moi très intenses en tout.

Pour la première fois, j'avais le temps de penser sérieusement à mon avenir : ce qui me conviendrait le mieux, ce que je voulais le plus, ce qui m'était possible de prétendre comme étude, ce que mes moyens financiers me permettaient de tenter, mes aspirations les plus profondes sur cette Terre, mes goûts, mes capacités, mes qualités et mes défauts, ce pour quoi je serai prête à mourir, ce que je serai capable de supporter à vie, etc. Tout un programme qui a débouché sur deux choses : je voulais faire de ma vie des mangas, des romans et des illustrations, entre autres pour dénoncer les incohérences de cette société. La deuxième chose : un métier comme ça n'existait pas en France. Il n'y avait pas d'écoles de mangaka (auteur de manga) françaises ou financièrement accessibles à l'étranger et les écoles de bande-dessinées ou d'animation françaises abhorraient le manga, donc je voulais trouver la formation qui me serait la plus utile pour augmenter la qualité de mes projets.

Pour la première fois également, j'ai pu travailler par moi-même, sans me faire assister par l'école. Ma mère avait émit la condition que je passe le BAC en candidate libre si je quittais le lycée. J'avoue qu'entre ma recherche d'orientation qui me tenait parfois jusque tard et mes projets artistiques que je poursuivais en parallèle et qui me prenaient autant de temps, il y avait peu de temps pour l'étude. Même si j'avais promis de passer le BAC en candidate libre, le réussir était bien le cadet de mes soucis ! (Pardon Maman gif ) Le plus important, pour moi, était de construire mon avenir, pas de bachoter pour gagner un bout de papier. Donc je m'étais mise à l'étude pour le BAC seulement trois jours avant gif

J'ai été très surprise de voir comment je suis passée d'une assistée scolaire à un d'électron libre. À l'école, je devais changer de matière toutes les heures avec des cours qui ne prenaient véritablement que 45 minutes. À l'effet de cinq à huit cours différents par jour, le soir venu, tout était bien mélangé dans ma tête gif

En plus, je n'avais pratiquement jamais travaillé avec les livres scolaires car les enseignants ne les utilisaient pas ; ils restaient fermés du début à la fin de l'année scolaire. Il ne m'était jamais venue à l'esprit que je puisse les utiliser ! Je préférais écouter passivement les cours nébuleux de mes enseignants, car on m'avait bien appris qu'il fallait les écouter, et être passive a été ma première leçon en entrant au CP. Nébuleuse, donc, était ma compréhension gif

Bien loin de tout cet aspect scolaire, devenue autonome, chez moi, je ne planchais que sur un sujet par jour et mes seuls supports étaient les livres scolaires puisque je n'allais plus en cours. Je pouvais enfin avancer à mon rythme, les livres m'apportant la limpidité et le niveau d'exhaustivité dont j'avais toujours manqué. Ma concentration a été un facteur déterminant, car à présent que je n'étais plus contrainte aux changements intempestifs de sujets d'étude, je pouvais rester 10h, 14h sur mon étude dans une intense concentration gif

J'avançais ainsi à une vitesse qui me surprenait moi-même ! Pour la première fois de ma vie, je me sentais capable gif

... et ai raté le BAC gif

Bon, clairement, trois jours, même en bossant à fond, ce n'est pas suffisant, hein ! Je n'ai bossé que la philo pendant les trois derniers jour, et c'est une des trois matières où j'ai eu la moyenne. Si j'avais eu quatre ou cinq jours d'étude par matière, je pense que j'aurais eu le BAC sans aucun soucis. À présent que j'ai le recule suffisant, je me rends compte que l'école n'a fait chez moi que tout embrouiller, tout compliquer, tout inverser. C'est un assistanat public dont je me serai bien passée ! L'école m'avait appris à être passive, soumise, désordonnée, chaotique, à ne pas penser par moi-même, bref, à être une assistée... mais ceci est un autre sujet !

 

Après l'examen du BAC, je suis allée faire les vendanges pour ramasser un peu d'argent, puis je suis partie à Paris faire des études d'infographie. J'ai très vite trouvé un travail alimentaire à temps plein pour payer mon loyer et l'école. Après quelques semaines de cours, étant donné le niveau que nous avions, on nous a fait passer, quelques camarades et moi, en deuxième année. Trois ou quatre mois après, j'ai rencontré un jeune éditeur de mangas qui a accepté d'éditer mon premier projet de manga ! Mon rêve se concrétisait ! gif

Mais entre les cours d'infographie et le boulot alimentaire, plus de temps. Il restait encore trois mois pour terminer cette année d'étude d'infographie et encore un an de plus pour terminer le cursus (initialement en trois ans). Comme je n'avais d'yeux que pour mon rêve d'édition, au lieu d'attendre stratégiquement la fin du cursus pour réaliser ce projet, j'ai fait le bête choix d'arrêter l'école d'infographie pour me consacrer à la réalisation du manga  gif

Quelques mois après, le jeune éditeur a déposé le bilan gif gif 

Je suis retournée à Dijon pour me morfondre ressourcer. Comme j'avais travaillé toute l'année à temps plein et donc cotisé, j'eus droit au chômage.  J'ai saisi cette opportunité pour continuer à étudier l'infographie par moi-même afin de finir d'acquérir les connaissances et les savoir-faire de ce métier, car je comptais me lancer ensuite en tant qu'infographiste indépendante. Je continuais bien sûr en parallèle à travailler sur mes projets d'arrache-pied. Autant vous dire que je ne sortais presque pas de ma grotte. Je ne faisais que travailler, du lever au coucher gif

Comme j'étais au chômage et malgré mes efforts pour construire mon projet professionnel, la société ne s'est pas faite prier pour me critiquer vertement : cafard, parasite sociale, c'est à cause de toi que je paie des impôts, moi je n'ai jamais connu la honte du chômage, les gens comme toi... au début, j'affrontais stoïquement et une fois revenue chez moi, je me remettais à travailler. Neuf mois de ce traitement et je ne désirais plus qu'une chose : reprendre un travail pour fuir la honte d'être un parasite. Mais avec un boulot qui me permettent de réaliser mes projets, quand même !

 

Je compare le chemin que j'ai arpenté les 17 années qui ont suivies à la traversée du Styx... à contre-courant.

 

Les premiers emplois, je les ai choisis pour me permettre d'avoir du temps pour mes projets. L'argent, je m'en fichais donc bien. Alors j'ai fait des petits boulots à mi-temps, 17h par semaine, 10h par semaine, des missions temporaires, des emplois saisonniers, des CDD, mais rien n'y a faisait. Non seulement ces postes ne me convenaient pas (et je ne convenais pas aux patrons), mais en plus, le travail, même sur une période deux fois moins longue, sapait toute mon énergie car on m'en demandait souvent deux fois plus ou deux fois plus vite. Je n'arrivais plus ni à dessiner, ni à écrire gif

Il y a 10 ans, de désespoir de trouver quelque chose qui convienne à mes exigences de temps, j'ai changé mon fusil d'épaule. Si une activité alimentaire minimale pour me permettre de travailler sur mes projets n'était pas possible, alors j'allais chercher le travail qui se rapprocherait le plus de mes projets artistiques. C'est comme ça que j'ai créé une petite maison d'édition, dans le but d'éditer des auteurs et des artistes que j'aimais et que je considérais talentueux. La structure était petite, vétuste, et surtout, créée juste avant la crise économie que 2008... j'ai déposé le bilan une année et quelques mois après gif Je me suis dis à ce moment : plus jamais d'entreprenariat, plus jamais les charges patronales, plus jamais les semaines de 100h de travail, plus jamais les 20 kg sur le dos, plus jamais !

Entre temps, j'ai créé deux associations, suivi trois formations professionnelles dont une diplômante à BAC + 2 et une Licence (Licence pro, hein ! faut pas pousser gif ), fait beaucoup de bénévolat et découvert beaucoup de belles personnes. Je suis devenue ce que je voulais : hyper-employable. Je pouvais me faire facilement embaucher, je savais dire ce qu'il fallait aux entretiens, je savais faire un CV parfait pour qu'il plaise à chaque employeur et dans tous les formats possibles... gif Malgré ça, je n'ai pu garder aucun emploi : dépôt de bilan du patron, contrats de travail bidons, harcèlement, fin de CDD, promesse de CDI jamais tenu, pas assez compétante, pas assez rapide, pas assez de budget dans l'entreprise... gif À chaque échec, j'élargissais mon champ de recherche pour m'éloigner de plus en plus de mes aspirations. Après 15 déménagements, une trentaine de contrats de travail et l'impossibilité évidente de trouver un travail stable, je me suis lancée frénétiquement dans la recherche de postes dans les institutions publiques ou apparentées, le seul type d'emploi que je n'avais pas encore essayé sur le long terme. Mes prétentions n'étaient plus d'avoir assez de temps pour mes projets, ni d'avoir un emploi proche de mes aspirations, ni même un emploi qui me plaise : juste trouver du travail tout court, peu importe la nature du travail. Mes projets artistiques, je les avais mis encore de côté en pensant qu'une fois installée avec un vrai boulot, j'aurai l'avantage de la stabilité pour m'organiser des plages horaires dédiés à mes projets gif

 

J'ai donc postulé partout où j'ai pu ! J'ai téléchargé les dossiers des concours des trois fonctions publiques à toutes les classes. J'ai été rappelée quelques jours après pour un poste à Paris. Je ne connaissais pas le métier, je savais juste qu'il était aux antipodes de mes aspirations, mais peu importe, un boulot est un boulot, n'est-ce pas ? J'avais toujours cette vision de stabilité pour construire à côté mes projets artistiques. Concours, tests et examens, formations intensives, travail décalé 2x8h puis 3x8h furent mon lot pendant les trois premières années. Je changeais souvent de poste et avec le stresse d'un travail où vous pouvez par mégarde tuer des gens... Le travail en horaire décalé ne me convenait pas et ma santé en pâtissait. J'étais devenue hypersomniaque dépressive gif J'ai été prendre des conseils partout, chose qu'il ne faut JAMAIS faire. Très peu de personnes savent ce qu'est vraiment le travail posté en 3x8h, (décalage tous les 5 jours) et antihoraire (pourquoi faire simple !). J'ai tout testé. D'hypersomniaque, j'étais devenue insomniaque gif Ce fut le début de la fin. En poste, la relation que j'avais avec mes collègues sapait toute confiance en moi au point de flipper à chaque action que je faisais. J'allais au boulot la peur au ventre, une boule dans la gorge. Tous les jours avant d'aller au travail, je m'asseyais sur un banc pas trop loin du bureau pour faire des exercices de respiration avant de rentrer dans l'antre du mal, là où je savais qu'on me tuait à coup de mais qu'est-ce que tu fais ?, un gamin de 5 ans ferai mieux que toi, pour une fois que tu ne fais pas de conneries, tu ne peux pas arrêter d'écouter la conversation des autres ?, va voir ailleurs si on y est, tu sais, il faut savoir reconnaître quand on n'est pas fait pour un poste et partir, etc. Pourtant, avec du recule, je ne pense pas avoir mérité tous ces reproches. Tous n'étaient pas comme ça, hein ! Il y avait ceux qui me tuaient, et ceux qui me regardaient me faire tuer. Certes, ce travail n'était pas mon dada, mais on peut faire une tâche sans l'aimer ; ça faisait longtemps que je le savais.

 

Et il y eut le déclic. Un jour, après les heures de repos qui succèdent au travail, je m'étais installée confortablement dans mon canapé et j'avais commencé à lire un paragraphe d'un livre que j'avais laissé de côté. Après une petite heure environ, j'ai relevé la tête de mon livre : je relisais automatiquement ce même paragraphe, sans arriver à le lire vraiment gif J'ai donc recommencé à le lire, mais en y fixant toute mon attention. Après une énième vaine tentative, j'ai posé le livre et j'ai regardé le mur en face de moi en rigolant. Un rire nerveux tellement la situation me paraissait grotesque. Si j'avais eu encore un peu d'énergie, j'aurais sans doute pleuré, mais je n'en avais même plus la force. Ça faisait tellement longtemps que je me sentais ainsi ; presque 4 ans. Aux vues des refus de mes hiérarchiques à toutes mes propositions pour changer ma situation, je devrais subir cette vie pendant encore 30 ans... gif

Je savais que je ne tiendrais pas même un mois de plus. Alors, si c'était pour vivre comme ça, sans rien faire de ma vie à part souffrir, sans même avoir l'énergie de simplement lire, autant ne pas vivre du tout... 

Mon regard a alors dévié sur la fenêtre à ma droite. Dixième étage... Pourquoi pas ? Pourquoi ? Qu'est-ce que ça fera de plus ? Ou de moins ? Y aura-t-il vraiment une différence ? Une fois fait, ce sera fini. Mourir pour cette entreprise ?! JAMAIS ! Si c'est pour mourir, alors autant mourir pour mes projets ! Eux au moins en valent la peine. Et puis, entre se jeter du dixième étage et risquer de mourir de faim en suivant ma voie, le choix était vite fait. Je n'avais plus rien à perdre gif

Trente secondes, le temps qu'il m'aura fallut pour tâter le fond du gouffre et en revenir sauve. Mon sauveur : ma voie, mon chemin de vie, mes projets artistiques, ma passion dévorante que j'avais tu depuis tant d'années et qui m'étouffait à présent. Mes projets artistiques... j'avais des projets artistiques ! J'avais failli les oublier. À 35 ans, j'avais passé 15 années à fuir ma destinée, à m'occuper en gesticulant dans la société, j'étais toujours célibataire, sans enfants, isolée à plus de 300 km de ceux que j'aimais, à faire un travail alimentaire qui me tuait littéralement... Il m'a fallut cette pensée suicidaire pour faire ré-apparaître devant moi mon chemin de vie, la lumière de mon existence et me rendre compte que je nageais à contre-courant depuis bien trop longtemps (vous savez, le Styx gif ).

 

Quelques jours après, j'ai fait ma première vraie erreur à mon poste de travail, fort heureusement sans gravité. C'était pour moi l'erreur de trop. Mon médecin m'a fait un arrêt maladie longue durée au vu de mon état et le lendemain, une fois le stresse du travail retombée, je n'arrivais plus à me mettre debout. J'ai passé le premier mois coincée dans mon appartement avec des céphalées terribles, une tension en dessous de 7 et bien d'autres problèmes de santé. Un mois fort douloureux où simplement lever le bras pour prendre des couverts dans le placard en hauteur de la cuisine se faisait au prix d'un gros effort et d'une aussi grosse douleur gif Au bout de trois mois, ma tension est remontée à un peu plus de 8, ce qui était plus confortable. Je pouvais faire de courtes sorties à condition de me reposer sur un banc toutes les 5/10 minutes. Ma santé en a pris un sacré coup.

Mon arrêt maladie m'aura permis aussi de beaucoup réfléchir gif Mes premières pensées furent pour ma futur vie, bien sûre ! J'ai compris que cette société imposait des bases chaotiques et divergentes aux jeunes esprits, ce qui les empêchait souvent de trouver leur voie et s'y consacrer. Tant de ces jeunes esprits, tant de moins jeunes aussi, n'avaient pas les clés pour désamorcer ces schémas de pensées tortueux. Je ne prétends pas toutes les avoir, loin de là, d'ailleurs, mais au moins pour les clés que j'ai pu acquérir, j'aimerais les offrir afin que personne ne souffre autant que j'ai souffert. Après mon déclic, j'ai commencé à écrire des contes à forte valeur morale et retraçant différents schémas de pensées. Si elles permettaient à quelques-uns de trouver la sortie de leur labyrinthe, alors j'en serai pour une part satisfaite gif

J'ai aussi pris le temps de comparer ma vie du moment avec la vie que je m'imaginais suivre plus tard. J'avais toujours eu peur de mourir de faim et de soif en suivant ma voie si je ne rencontrais pas le succès, de mourir de sommeil à trop travailler (comme tous les artistes sans le sous). En fait, c'était exactement ce que je vivais en ce moment. Je mourrai littéralement de sommeil, de faim et de soif parce que j'étais tout le temps nauséeuse à cause des constants décalages horaires. J'avais peur de décevoir mon entourage en suivant ma voie ? J'étais cependant bien malmenée dans mon emploi actuel. En fait, toutes les peurs que la société avait projetées sur moi, je les vivais depuis des années, alors qu'il n'était pas assuré qu'il en soit ainsi lorsque je suivrai ma voie. En essayant de fuir mes peurs, je les avais invitées dans ma vie... c'était bien le comble ! gif

Ma période de maladie aura durée en tout un an. L'entreprise qui m'employait s'est détachée de moi et je me suis inscrite au chômage. Du fait de mes trop nombreuses expériences en tant que salariée et surtout de la dernière, j'ai développé une intolérance au salariat. Je sais que plus jamais je ne pourrai travailler dans ce type de poste ; ce serait au-dessus de mes forces gif J'ai d'ailleurs aussi développé une intolérance à la soumission. Le moindre geste ou mot, la moindre tentative de soumission sur moi me fait sortir toutes griffes dehors. C'est la plupart du temps spontané et quelques fois, inapproprié gif (je travaille dessus !). Quoi qu'il en soit, plus besoin de salariat puisque je compte suivre ma voie qui trouve naturellement sa meilleure forme dans le caractère autonome et indépendant de l'entreprenariat. Plus jamais que j'avais dit ? Ha ! Ne jamais dire jamais gif

 

Me voilà un an après mon licenciement. Depuis, il y eut ma fin de période longue maladie, puis à mon inscription au chômage, j'ai suivi une formation de création d'entreprise, car cette fois, je veux mettre toutes mes chances de mon côté pour réussir. Dans le cas où je ne réussirai pas, je me relèverai et recommencerai, et ce,  jusqu'à ce que j'y arrive. Ma décision est prise et irrévocable. Quant à l'avenir... que du bonheur. Je ne pouvais pas tomber plus bas dans mon précédent travail, et bien je ne crois pas qu'on puisse aller plus haut que là où je suis. Du fond du gouffre où j'étais, j'ai pris un envol phénoménal. Je ne regrette pas d'avoir détourné mon regard de cette fenêtre du dixième étage, et à présent, j'utilise toute mon énergie et tout mon temps sur deux choses uniquement : construire mon projet de création d'entreprise que j'ai programmé pour janvier 2021, et travailler sur mes projets artistiques pour avoir de la matière à lancer lors de ma création d'activité gif

Enfin, je vais pouvoir consacrer ma vie à perfectionner mes pratiques du dessin, du manga et d'écriture, afin d'atteindre le trait parfait, l'histoire parfaite et transmettre mes messages. Je vouerais ma vie et mon corps à cet absolu, tel un énorme outils capable à force de travail à une maîtrise parfaite gif

Telle est mon ambition. Merci de m'avoir lue gif